Je vais vous parler de quelqu'un.
Il vit avec moi depuis maintenant sept ans. Il m'a suivit, épaulé, consolé. J'ai hurler que ce monde n'était qu'un ramassis de con, je me suis battue avec plus fort que moi, j'ai frappé, griffé avec la force sauvage dont il me livrait le secret. Il était prêt à défier la terre entière.
Vous vous attendez peut être à ce que je vous donne le nom de mon petit copain? Détrompez vous. Ces futilités n'ont pas leur place ici. Je vous parle d'un de mes personnages. Le premier. Mon jumeau de papier. Willem.
Il est révolte, énergie, liberté.
Je suis découragement, apathie, contrainte.
Opposés comme la nuit du jour, mais complémentaires. Alors oui, peut être qu'un être fictif dont je suis la créatrice pourrait être mon plus proche ami. C'est peut être pitoyable de dire cela, mais ça n'en reste pas moins vrai.
Après sept ans de vie commune, j'ai décidé d'entreprendre la rédaction du roman dans lequel il apparait comme personnage principal. C'est d'une importance cruciale pour moi. Cette histoire (sans la placer au dessus des autres) est celle qui sera la plus personnelle. J'ai peur pour la première fois de ne pas l'aborder comme il le faudrait. Comatose est pour moi un partie de ma propre âme. Ça vient. Doucement, les mots exacts viennent s'enticher des idéaux qui m'ont construite. Ça vient...
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" La Joconde lui rendit son regard. Il trouva Mona Lisa particulièrement laide. Elle n'avait pas de sourcils et cela le dérangeait. Figée à jamais dans une posture étrange, elle lui inspirait un vague sentiment de malaise.
Willem n'aimait pas l'art. Il trouvait cela mortellement ennuyeux. Il ne pouvait pas rester debout à regarder une œuvre immobile, éternellement arrêtée en plein élan. L'art n'était pas vivant. Regarder un tableau était comme regarder un cadavre. Le cadavre d'une inspiration qu'aurait eu tel ou tel peintre, sculpteur, auteur...
Aussi, il se faufila parmi la foule assemblée autour du portrait de la Joconde et se dirigea vers la sortie, une cigarette à peine allumée au bord des lèvres. Un agent de sécurité le repéra et le héla. Agacé, Will se retourna et lui adressa un doigt d'honneur agrémenté d'un "fuck you" blasé. L'agent fit une grimace convulsée puis s'élança derrière lui. Et ce fut en riant, après une course poursuite à travers le Louvre que Willem se retrouva dans le bureau de la sécurité, en compagnie de deux agents de police. "
[Ce texte est lisible
ici et
là.]
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